Renaissance
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Discours de la journ�e internationale de la renaissance 2016

Le long Discours de l'independance du S�n�gal


Renaissance?

Les id�ologies politiques extra-africaines emprunt�es par nos �lites ont montr� leurs limites en Afrique. D�autant plus que ceux qui les brandissent n�en croient pas comme des principes inali�nables, mais les prennent comme des backgrounds politiques. Beaucoup de formations politiques ne sont que des clubs d�individus qui ne sont anim�s que d�une chose, narguer les populations pour acc�der au pouvoir, sans programme r�el et sans strat�gie claire, t�tonner et improviser, tout en se remplissant les poches avec l�argent du contribuable
Nous estimons que ces gestes d�shonorants � notre �gard ont trop dur� et qu�il nous faut rompre avec le t�tonnement : De par nos lointaines origines �gyptiennes, nous savons que nous n�avons pas besoin de leaders qui nous copient des th�ories de d�veloppement con�ues par d�autres soci�t�s, le d�veloppement est en nous. Nous avons plut�t besoin de vrais leaders cr�dibles qui, par la clairvoyance de leurs esprits, savent r�veiller le g�nie cr�ateur, le g�nie b�tisseur qui dort en chacun d�entre nous, et qui � nos cot�s s�impliquent dans le quotidien des chantiers r�novateurs.

Dans toute id�ologie, il y a la dimension socioculturelle du groupe qui l�a pens�e afin de l�appliquer � lui-m�me. Elle n�est pas pour autant transposable � une autre soci�t� qui, bien que s�inscrivant dans la soci�t� universelle, ne partage pas les m�mes r�alit�s que le groupe g�n�rateur. Ni les penseurs du Capitalisme, ni ceux du Socialisme moins ceux du Communisme n�ont interrog� les dimensions socio-politico-culturelles africaines pour forger leurs doctrines. On nous dira que l�esprit de la vie communautaire africaine, la notion de famille �largie est plus ou moins compatible avec telle ou telle id�ologie, mais m�me si cela �tait justifi�, cela ne peut pas dispenser l�Afrique et les africains de forger leurs propres th�ories de d�veloppement. Celles-ci doivent puiser dans la sp�cificit� de nos valeurs propres, dans la singularit� de notre histoire, et dans la particularit� du destin que nos peuples veulent se forger par et pour eux-m�mes. Ce ne sont ni � nos dimensions culturelles, ni � nos fondements sociaux, moins � nos exigences politiques de se formaliser pour s�embo�ter dans des th�ories qui ne nous concernent pas, du moment o� celles-ci ont �t� pens�es en ad�quation avec les valeurs propres des soci�t�s productrices qui sont tr�s diff�rentes des n�tres. Ainsi le destin de l�Afrique doit sortir du copiage, de la caisse de formalisation, qu�une �lite vestige du colonialisme l�avait embo�t� depuis les ind�pendances, afin de s�orienter vers d�autres horizons forcement plus radieux. Parce que celles-ci sont dict�es par l'interrogation de notre pass�, que conjuguent nos valeurs actuelles et nos aspirations futures. La m�moire de l�Afrique, berceau de l�humanit� et berceau de la civilisation, nous dit clairement que l�Egypte pharaonique, le Carthage ainsi que la ville de Tombouctou � l�apog�e de l�empire du Mali n�avaient b�ti leur grandeur qu�en puisant dans leur g�nie propre. Nos anc�tres ne comptaient que sur eux-m�mes et g�raient l'Afrique au temps de son rayonnement � notre image et conform�ment � nos valeurs. Cela illustre l�urgence de la Renaissance Africaine comme id�ologie, et justifie notre choix parce que le salut de l'Afrique a toujours �t� de puiser dans son originalit�. Et nous devons plus que de la lumi�re � nos peuples en ce d�but de troisi�me mill�naire.

La Renaissance Africaine, fond�e sur notre souverainet� et notre d�sir de prendre notre destin en main afin de changer nos pays et notre continent, est un retour en nous-m�mes, une interrogation de notre pass� rayonnant, un r�tablissement de notre conscience historique, dans le but d'offrir � nos peuples la sauce la plus conforme � nos aspirations. Ce n'est pas parce que les am�ricains mangent leurs hamburgers, les italiens leurs p�tes, que l�Afrique de ce XXIe si�cle, qui non seulement s�inscrit dans la modernit� mais avec une vocation de leader, doit mettre � la poubelle son Tieboudieune . Et c'est ce que beaucoup nos politiciens nous ont propos� jusque l� !
La Renaissance Africaine se d�finit � comme, d�une part, le choix d�un peuple dispers� dans les quatre coins de la terre, d�un peuple dont le continent est morcel� par l�histoire, d�un peuple dont pendant des si�cles on a arrach� la libert� et entach� la dignit�, de renouer pour toujours avec ses racines, avec lui-m�me ; et, d�autre part, le choix de peuples unis par l�histoire, unis par l�espace, et unis par le destin, de se forger une Afrique nouvelle : une Afrique d�mocratique, pacifique, unie, fraternelle et travailleuse pour son d�veloppement �. Conform�ment aux exigences de nos soci�t�s et du monde dans lequel nous �voluons, elle repose sur quatre cercles que sont le Fraternalisme , le Continentalisme , la Bonne Gouvernance et le Travail .

La Renaissance � laquelle nous aspirons sera l��uvre des forces vives de tout le continent et de notre diaspora. Chaque citoyen, africaine et africain, quelque soit son espace d�action, ses domaines de comp�tences et sa localisation g�ographique, peut et doit apporter sa contribution dans l��dification d�une soci�t� meilleure, en s�engageant de mani�re r�solue et constructive dans des projets vecteurs de progr�s. Ceci dit, le paysan, l��leveur, le p�cheur, l��l�ve, l��tudiant, l�enseignant, l�apprenti, le marabout, le pr�tre, le gu�risseur, le pharmacien, le m�decin, la m�nag�re, l�ouvrier, le docker, le gardien, le modou-modou, le chauffeur, l�artiste, l�artisan, l��crivain, le journaliste, le bureaucrate, en somme les travailleurs de tous les corps de m�tiers, auxquels s�ajoutent les d�put�s, les ministres et forcement les pr�sidents, doivent se donner la main dans un atmosph�re de fraternit� et de bonne gouvernance pour ex�cuter, chacun dans son domaine, la tache qui lui incombe dans notre n�cessit� d��uvrer individuellement et collectivement pour un d�veloppement global de notre continent en g�n�ral sur le banc des nations.



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