Renaissance
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Discours de la journ�e internationale de la renaissance 2017

Discours de la journ�e internationale de la renaissance 2016 Discours de la journ�e internationale de la renaissance 2016

Le long Discours de l'independance du S�n�gal


L'Hymne de la Renaissance Africaine

(Premi�re Partie)

Afrique, voici un nouveau mill�naire,
Voici ton beau si�cle des lumi�res !

Voici que souffle, sur le Sahara, un vent parolier du beau temps d�un si�cle in�luctable.
C�est s�r ! Le d�clin des r�gimes dictateurs est certain ; n�ont-ils pas entendu le message des vagues qui d�fient la fin d�un mill�naire?

Afrique, voici un nouveau mill�naire,
Voici ton beau si�cle des lumi�res !

Voici que l�an deux mille transmet les confidences de sa m�moire, charg�e de la d�cadence de fils indignes, au troisi�me mill�naire.
Afrique, dis adieu :

  • Au mill�naire de la honte,
  • Au mill�naire d�portateur de Kounta Kint�[1],
  • Au mill�naire des forts et comptoirs,
  • Au mill�naire assassin de Lat-Dior[2] et du Cayor annex�,
  • Au mill�naire des travaux forc�s et de l�honneur d�v�tu.

Oui ! Afrique, dis adieu au fant�me de ce mill�naire dont tes enfants ont assassin� l��me colonialiste ! Ce maudit mill�naire, n��tait-il pas contraint de t�octroyer la libert� ?

Afrique, voici un nouveau mill�naire,
Voici ton beau si�cle des lumi�res !

Voici le continent maternel, n�gresse lasse de la traitrise de sa chair, se secouer ! Nous disons non ! Aux violences de guerres et de la mis�re, b�nies par le m�pris de l�humanit� !

Afrique, voici un nouveau mill�naire,
Voici ton beau si�cle des lumi�res !

Voici que s�ach�ve, sur les vastes terre d�Afrique, l��re des dirigeants anciens colonis�s ; l��re des mendiants corrompus qui d�versaient le sang des innocents � la gloire du g�nie des pouvoirs irr�vocables.
C�est bien fini ! Afrique dis adieu � l��re de l��lite charognard !

Afrique, voici un nouveau mill�naire,
Voici ton beau si�cle des lumi�res !

Voici que le troisi�me mill�naire couve nos terres et illumine nos c�urs par la brillance du soleil des lendemains : Tam-tam folklorique, avec ton bruit aux doux que le dos d�une gazelle soumise, tu peux te sentir fier ; annonce qu�aujourd�hui c�est le jour de la Renaissance !

Bonjour les champs, bonjour les plantations !
Bonjour le d�sir de vaincre les innombrables d�fis accumul�s par l�irresponsabilit� de tes milliers de ministres milliardaires !

Oh ange Gabriel ! Viens voir dans l�oc�an de la d�solation �conomique ! Reconnais-tu l�Afrique ?
Elle naufrage ! O� est l�humanit� menteuse qui d�lirait que dans ce monde tous les enfants naissent libres et �gaux ?
Les enfants de l�occident naissent-ils avec une dette impayable mentionn�e sur chacune de leurs cartes nationales d�identit� ? Est-ce que dans ce monde tous les enfants croulent sous une dette envers des d�mons argentiers ?

(Deuxi�me Partie: Partie � chanter)

Afrique, voici un nouveau mill�naire,
Voici notre beau si�cle des lumi�res !

Oh la m�re de l'humanit� ! Voici que recommence l'�re de tes enfants ni dompt�s, ni colonis�s ! Ta libert� a grav�, dans nos m�moires, m�me les d�tails de ton histoire ; et pourtant, elle nous demande de pardonner, au nom de la fraternit� !

Blancs, Berb�res et Noirs, nous tous, aujourd'hui, nous voici unis dans la paix et la solidarit�. Notre fiert� est enracin�e dans la solitude de ta savane, o� ta dignit� nous exige de soulever les montagnes. Sache que chacun de nous donnera le meilleur de lui-m�me pour te redonner ton honneur, toi qui avais �difi� les pyramides, toute seule.

Oh la m�re de l'humanit� ! La clart� de ton avenir a abreuv� les rayons du soleil, tes merveilles ont surpass� nos espoirs !
Les Expatri�s africains, oh nos plus que fr�res !
Revenez savourer � notre bonheur !
Revenez d�couvrir votre Afrique, nourrice des �toiles !
Revenez partager notre victoire !

Afrique, voici un nouveau mill�naire,
Voici notre beau si�cle des lumi�res !

Oh la m�re de l'humanit� ! Demain, tu seras forte et tous tes enfants seront fiers. C'est une main fraternaliste que tu tendras � l'humanit�. Et quand une voix te demandera : �O� est pass� ta main corrompue, celle que tu tendais pour recevoir les maigres aum�nes de l'occident ? � ; � ta place, notre patriotisme r�pondra, avec fiert�, que : � La main est toujours l�, c'est celle que tu tends toujours. Seulement, ta conscience �veill�e t�a inculqu� le r�flexe du travail, et t'a sevr�e de la mendicit� �.

Oh l�humanit�, viens nous rejoindre aux palabres de la fraternit� ! Nous sommes les enfants int�gres d'Afrique. Nous sommes les fr�res de Gavey[3] , de Du Bois[4] , de Nkrumah[5] , de Lumumba[6], de Nasser[7] , de Cabral[8] , de Cheikh Anta[9] , de Sankara[10] et de Mandela[11] .


AUDIOTEQUE
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[1] Kounta Kint� est le personnage principal du livre, Racine, d�Alex Haley ; ici, il symbolise la traite negri�re.

[2]Lat Dior Ngon� Latyr Diop, (1842-1886), est le dernier roi du Kayor, un ancien royaume du S�n�gal dont le roi portait le titre de Damel. Lat Dior, de la famille des � Guedj � par sa m�re, faisait exception � la r�gle du � Gue�o Fall �. Son courage, puis� dans les traditions ceddo, fit de lui un ardant combattant contre la colonisation. Sa mort � la bataille de Dekheul� a permis l�annexion de son royaume par les fran�ais. Aujourd�hui il est l�un des h�ros du S�n�gal.

[3]Marcus Gavey, (1887-1940), Africain de la diaspora, est un natif de la Jama�que. Il avait amen� son combat aux Etats-Unis, o� il pr�chait le retour en Afrique. Son empire noir �tait fond� � New York. En 1923, son organisation, l�Association Universelle pour le progr�s des Noirs - UNIA-, comptait plus de six millions de membres. malgr� ses nobles motivations, son organisation a fini dahs des scandales financiers.

[4]William Edward Burghardt Du Bois, (1868-1963), est un Africain de la diaspora, natif des Etats-Unis. Il est le premier noir membre de l�institut des Arts et des Lettres d�Am�rique. Il �tait engag�, avant la premi�re Guerre Mondiale, en faveurs de sa communaut� en revendication de ses droits d�americanit�s (mouvement de Niagara (1905), puis de l�Association Nationale pour le Progr�s des Gens de couleurs - N.A.A.C.P (1910)). A la fin de la guerre, il d�cida de revivifier la flamme du Panafricanisme, allum�e en 1900 par un avocat au barreau anglais, Henry Sylverter-Williams, un natif de Trinidad. De 1919 � 1945, il avait r�ussi, gr�ce � son d�vouement et � ses sacrifices, � donner corps et �me au Panafricanisme. En 1960, il naturalisa ghan�en et il mour�t en terre d�Afrique (Accra).

[5]Kwam� Nkrumah, (1909-1972). Co-secr�taire politique, en compagnie de Gorge Padmore, du 5�me Congr�s panafricain (pr�sid� par Du Bois, � Manchester, en 1945), il rentra en terre natale en 1947, suite � une invitation, pour devenir le secr�taire de la Convention Unie de Cote de l�Or. En 1949, guid� par ses d�sirs d�ind�pendance imm�diate, il fonda le Parti de la Convention du Peuple. En 1952, suite � un amendement de la constitution par le ministre travailliste anglais - M. James Griffiths-, il devint le Premier ministre du Gold Coast. En 1957, le Gold Coast acc�da � ind�pendance � Ghana � et Nkrumah fut reconduit dans ses fonctions de Premier ministre. En 1960, apr�s r�vision, par referendum, de la constitution de transition en une constitution r�publicaine, il gagna largement l��lection pr�sidentielle devant son adversaire, M. Danquah. Sa pens� panafricaine se confirmait dans son obsession de concr�tiser les Etats-Unis d�Afrique. En janvier1961, il re�ut le soutien du groupe de Casablanca ( Conf�rence � Casablanca, 3-7 janvier 1961, regroupant le Ghana, le Maroc, La R�publique Arabe Unie, la Guin�e Conakry, le Mali, le gouvernement provisoire d�Alg�rie et, la Libye qui �tait un observateur), mais devant le refus du groupe de Monrovia (Conf�rence convoqu�e par le Nigeria � Monrovia, 8-12 mai1961, elle avait r�uni 27 �tats) de fusionner les micro-�tats, il se contenta en 1963 de l�Organisation de l�Unit� Africaine -OUA. Ses objectifs panafricaines et sa ligne de conduite socialiste � que ses ennemis assimilaient au communisme - s�opposaient aux int�r�ts des occidentaux que d�fendaient d�autres leaders ouest-africains et m�me des citoyens ghan�ens. Des troubles apparurent � l�int�rieur du Ghana, d�s le 2 ao�t 1962, avec l�attentat de Kulungugu. Ils reprirent le 02 janvier 1964 avec les quatre coups de fusil qui tu�rent le chef de la s�curit�, salifu Dagati ; alors que son auteur, le policier Ametewee, visait Nkrumah. En 1966, le 24 f�vrier, une junte (une centaine de soldats, b�n�ficiant de la complicit� du chef de la police, Hailey) le renversa, pendant qu�il effectuait un voyage � Hanoi, dans le but de contribuer � la fin de � la guerre du Vietnam �.

[6]Patrice E. Lumumba, (1925-1961), Panafricain convaincu, il �tait le Premier ministre du Congo (actuel R.D.C) � l'ind�pendance. Dans son discours d'Ind�pendance, il affirmait son int�grit� et, sa volont� de d�fendre l'unit� et l'ind�pendance de la nation congolaise. Ses convictions de libert�, d'�galit� et d'africanit� sont utilis�es comme motifs par ses adversaires pour le liquider en janvier 1961. R�cemment, la Belgique, par les conclusions d'une commission d'enqu�te de ses parlementaires, a reconnu sa part de responsabilit�. (Lire BRAECKMAN C., Lumumba un crime d'�tat, Editions Aden, Bruxelles 2002) ,

[7]Gamal Abdel Nasser, (19918-1970), est un natif d�Alexandrie (en Egypte). Nasser, � la t�te de jeunes officiers, d�clencha le 23 juillet 1952, ce qui aboutit � la r�volution (Naguib fut port� � la t�te de l�arm�e et, moins d�une semaine plus tard, le roi, Farouk, abdiqua). La proclamation de la r�publique eut lieu en 1953 ; Et en 1956, Nasser, �lu pr�sident avec 99,9% en juin, nationalisa le canal de Suez le 26 juillet. Les trois cercles de sa r�volution � Arabe, Africain et Musulman � se traduisaient dans la pratique par le Panarabisme (comme le t�moigne la f�d�ration de l��gypte avec la Syrie de 1958- 1961� La R�publique Arabe Unie) et le Panafricanisme. Son panafricanisme s�inscrivait dans la vision � maximaliste � de Nkrumah, son alli� du groupe de Casablanca (Casablanca, 3- 7 janvier 1961). En avril 1961, il d�clara solennellement le soutien de la R.A.U aux mouvements de lib�rations en Afrique. Nasser prit part � la conf�rence d�Addis-Abeba (mai, 1963) qui a donn� naissance � l�Organisation de l�Unit� Africaine (O.U.A), dont il est le deuxi�me pr�sident ( 1964-1965).

[8]Amilcar Cabral, (1924-1973). N� en Guin�e Bissau, apr�s ses �tudes en agronomie � Lisbonne, o� il eut connaissance du Panafricanisme, il retourna en terre natale en 1952. En 1955, il adh�ra au Mouvement pour l�ind�pendance de la Guin�e. Le 19 septembre 1956, il fonda le Parti Africain pour l�Ind�pendance de la Guin�e Bissau et de Cap vert (PAIGC), et en d�cembre de la m�me ann�e il participa � la r�daction du manifeste proclamant la naissance du Mouvement Populaire pour la Lib�ration de l�Angola (MPLA). En 1960, il s�installa � Conakry, o� il fonda une �cole pour enseigner aux cadres de son parti. La r�union des cadres, convoqu�e en janvier 1962 lui permit de changer les statuts et le programme du parti afin d�adapter leurs moyens de luttes. Ainsi en 1963 d�buta la lutte arm�e. En 1965, il cr�a toujours � Conakry une �cole des enfants de combattants. En 1966, la moiti� du territoire de Guin�e Bissau est lib�r�e et en 1969 ce sont les deux tiers. Il est assassin� en 1973, ce qui n�a pas emp�ch� les objectifs de son combat d��tre atteints deux ans plus tard : l�ind�pendance la Guin�e Bissau en 1974 et celle du Cap Vert en 1975.

[9]Cheikh Anta Diop, (S�n�gal, 1923 - 1986).

[10]Thomas Sankara, (1949-1987), un des chefs de file de la r�volution burkinab�, fut le pr�sident du Burkina Faso de 1983 � son assassinat en 1987, un coup d'�tat, qui a port� un de ses fr�res d'arme, Blaise Compaor�, au pourvoir.

[6]Nelson Revenir en haut de page Mandela, (Afrique du Sud, le 18 juillet 1918).

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